
OTTAWA, le 10 avril 2026 – Le Parti avenir canadien demande au gouvernement fédéral de présenter une loi exigeant que tout député quittant le parti sous la bannière duquel il a été élu laisse son siège vacant pour déclencher une élection partielle, ou siège comme indépendant jusqu'à l'élection suivante, moment où les électeurs pourront confirmer ou rejeter son choix. Il s'agit d'un moyen simple de respecter la volonté des électeurs et l'indépendance des députés sans recourir à la législation de révocation de style américain, polarisante et inefficace, proposée par les conservateurs de Poilievre.
Cette semaine, Marilyn Gladu est devenue la cinquième députée à changer de camp depuis l'élection générale de l'an dernier. Pourtant, en janvier dernier, Mme Gladu avait publiquement soutenu une pétition réclamant des élections partielles obligatoires pour les transfuges, déclarant à son journal local que les électeurs « méritent d'avoir une chance de recommencer » lorsque leur député change de parti.
Ce n'est pas un nouveau combat pour le chef du PAC, Dominic Cardy. En 2014, M. Cardy a défendu la Loi concernant le changement d'appartenance politique (2014, c.62) à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, exigeant que tout député provincial quittant son parti d'origine siège comme indépendant ou démissionne de son siège. Cette loi, la première du genre au Canada, a été abrogée par un gouvernement libéral subséquent.
« Le passé d'homme d'affaires du premier ministre Carney lui fait oublier que les députés ne sont pas des membres de conseil d'administration que l'on déplace, mais les représentants du peuple, élus pour exercer leur jugement et suivre leur conscience », déclare Dominic Cardy, chef du PAC. « Les députés doivent absolument avoir le droit de quitter leur parti. C'est le moyen ultime de montrer que l'on n'a plus confiance en ce parti ou en son chef, mais cela ne devrait pas transformer le Parlement en un désordre permanent. »
M. Cardy a souligné les dangers des gouvernements offrant des cadeaux et des faveurs aux transfuges, citant l'exemple du député de Markham, Michael Ma, qui a accompagné le premier ministre lors d'une visite officielle en Chine la semaine suivant sa défection.
M. Cardy a également commenté le projet de loi de révocation proposé par Pierre Poilievre pour cibler les transfuges. « Si l'approche libérale des défections vient de la salle de conférence, l'approche conservatrice provient directement du Parti républicain, qui prône la législation de révocation depuis des décennies. La révocation est coûteuse, polarisante et inutile. Le Canada possède une fière tradition parlementaire sur laquelle M. Poilievre devrait s'appuyer, plutôt que de faire des clins d'œil à sa base pro-américaine. Le PAC veut moderniser les institutions canadiennes, et non importer des traditions d'ailleurs : notre proposition est une solution simple et purement canadienne. »
La position du PAC s'applique de la même manière, quel que soit le parti qui bénéficie d'une défection. Le parti réclame une législation fédérale permanente, et non la critique de la décision individuelle d'un député.
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